ARCHIVES DE
PHILOSOPHIE
 

Archives de Philosophie : Présentation

   
  La revue a pour objectif d’une part de fournir une information historico-critique et problématisante sur l’histoire de la philosophie, et de l’autre de rendre attentif dans le champ philosophique actuel, à de nouvelles formes d’interrogation, ainsi qu’à des propositions de voies nouvelles.
Dans cette double perspective, un axe majeur est de faire connaître en langue française les courants philosophiques non français, tout spécialement en sollicitant des collaborateurs qui les représentent.
   

Les dossiers

  Les Bulletins réguliers (Descartes, Hobbes, Hegel, Spinoza, philosophie médiévale, philosophie esthétique) sont une permanente mise à jour bibliographique.
Des numéros ou dossiers spéciaux présentent l’état de la recherche ; ainsi en 1997, Hegel ; en 1999, Machiavel ; en 2000, quatre dossiers pour chacun des numéros : la question de Dieu, la question politique, la question épistémologique, la question éthique ; en 2001, Wittgenstein ; en 2002, Wolff, droit et philosophie en Allemagne. En projet : le taoïsme. Nous cherchons toutefois à éviter une multiplication qui retarderait la publication d’études isolées de valeur.
  Retour au début
   
 

Archives : Rappel historique

La fondation

  Les Archives de Philosophie ont été fondées en 1922 par J. Souilhé, connu pour ses travaux sur Platon, enseignant dans une des deux maisons de formation philosophique des jésuites français, à Vals près Le Puy (Haute-Loire). L’autre maison, située à Jersey, dans les îles anglo-normandes, ne tarda pas à être associée à la revue, dont le siège, cependant, était Vals près Le Puy. C’est l’éditeur parisien Gabriel Beauchesne qui accepta de prendre la revue parmi ses publications. Le contrat stipulait que les éditions Beauchesne étaient propriétaires du titre de la revue. Le premier numéro parut en 1923.
Le titre s’inspirait de celui de la bonne revue allemande Archiv für Philosophie. Il voulait d’abord dire que l’on éviterait de s’en tenir aux polémiques de l’actualité, pour travailler aux fondements qui nourrissent et éclairent cette actualité, qu’il s’agisse des grands penseurs de l’histoire de la philosophie, ou des questions assez essentielles pour ne pas cesser de s’articuler sous des formes neuves.
La revue était faite de cahiers, au rythme irrégulier, formant, au nombre de 3 ou 4, un numéro annuel. La publication fut à peut près annuelle jusqu’à la seconde guerre mondiale. Le programme annoncé était bien honoré, la dominante étant la philosophie antique et la pensée classique française. L’idéalisme allemand paraît une seule fois avec Fichte. On peut remarquer, dès 1931, une étude sur Freud.
  Retour au début
   

La refondation

  La deuxième guerre mondiale fit une coupure, après laquelle la revue eut beaucoup de mal pour reprendre son rythme. Trois volumes seulement, regroupant 6 cahiers, furent publiés entre 1945 et 1955.
C’est à cette date que Marcel Régnier prit la direction de la revue et en opéra une nouvelle fondation. La « Nouvelle série » qui naît alors se distingue de la précédente par son caractère de publication trimestrielle, rythme qui n’a pas connu d’exception depuis la fondation de cette « Nouvelle série ».
Cela permettait la publication régulière d’articles pouvant, le cas échéant, être regroupés autour d’un thème déterminé. Etait aussi possible la publication régulière de comptes rendus d’ouvrages, demandés aux éditeurs spécialisés, ou envoyés par eux.
A partir de 1972, un « Bulletin cartésien », réalisé par « L’équipe Descartes », vient s’ajouter une fois l’an à la revue. Par la suite, il y aura aussi un « Bulletin de Bibliographie Spinoziste », un « Bulletin Hobbes », annuels, un « Bulletin de Littérature hégélienne », moins régulier. En 1991, François Marty succède à M. Régnier à la direction de la revue. Un poste de rédacteur en chef est créé, poste confié à Guy Petitdemange. Le Comité de rédaction connaît un renouvellement important et il y a aussi la création d’un Comité scientifique.
En 2002, les Editions Beauchesne se retirent, cédant le titre au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris. Comment ne pas remarquer que quatre-vingts ans après les débuts, ce nouveau départ retrouve l’inspiration qui fut à la base de la fondation.
  Retour au début
   

Fidélité et nouveauté

  Cette « Nouvelle série » est restée fidèle aux orientations données à la revue par ses fondateurs, part prise aux recherches d’histoire de la philosophie, questions cernées au niveau où peut se dépasser un caractère trop conjoncturel.
Parmi les traits nouveaux, outre les bulletins déjà signalés, deux sont surtout remarquables. Dans l’histoire de la philosophie, d’une part, la référence à la philosophie allemande, telle surtout qu’elle se développe de Kant à l’idéalisme allemand, prend une place considérable. Le nombre de collaborateurs étrangers, d’autre part, très réduit dans l’ancienne série, prend une importance suffisante pour marquer la physionomie de la revue.
Tous ces articles, traduits en français, font de la revue, pour ses lecteurs français, un lieu de rencontre avec la recherche philosophique hors des frontières du pays. Une des conséquences de cette option a été aussi le nombre croissant de lecteurs hors de France, ainsi que cela se marque dans le nombre des abonnés étrangers.
  Retour au début