Ce texte d’Antonio Labriola, publié pour la première fois par Benedetto Croce en 1906, témoigne du rôle déterminant joué par la philosophie de Spinoza dans les débats caractérisant la pensée italienne de la deuxième moitié du XIXe siècle. Rédigé par A. Labriola en 1867, alors qu’il était encore élève de Bertrando Spaventa et de son école hégélienne, il fait déjà état de l’intérêt de l’auteur pour les thématiques « matérialistes » au centre de l’Éthique de Spinoza, liées en particulier à la problématique des passions humaines et à leur origine dans la structure du corps. Ces thématiques spinoziennes conduiront A. Labriola, dans les années suivantes, à s’intéresser à la philosophie de Marx et feront de lui l’un des interprètes européens les plus importants de la pensée marxienne du début du xxe siècle. L’ouvrage comporte une introduction de M. Zanantoni p. 7-66 et le texte de Labriola p. 68-115.
Saverio Ansaldi