L’A. interroge le rapport entre méditation et contemplation à partir du final de la Méd. III. Les concepts de méditation et de contemplation chez D. sont rapportés à ceux de s. François de Sales et de s. Thomas, notamment. Il apparaît que la spécificité de D. consiste en ce que la volonté humaine conserve toujours l’initiative. La contemplation cartésienne est davantage entase qu’extase : c’est la concentration qui ouvre à la contemplation. Le vocabulaire spirituel est employé en raison de son objet (Dieu), mais il n’en va pas, chez D., d’une reprise des conceptions spirituelles. L’A. examine ensuite les différentes occurrences du vocabulaire de la contemplation (p. 184) et son champ sémantique : considération attentive, élévation et élargissement de la vue. Quelle est la modalité de la présence de Dieu dans cette contemplation ? Il s’agit de celle d’une idée. Quid dès lors de la dimension affective de la contemplation (p. 189) ? L’A. l’examine in fine dans les Reg. et les Med.

Michaël Devaux