Comme le sous-titre le précise, il s’agit d’une étude dédiée au maître Matao Noda, auteur de Dekaruto to sono jidai (Kôbun-dô, 1950, rééd. Shikumashyobô, 1971). Hiroaki Yamada étudie la question de la vérité chez D.(chap.Ier), en le comparant aux autres philosophes de premier plan au XVIIe siècle : Malebranche(chap. II), Gassendi (chap. III), Spinoza (chap .IV), Leibniz (chap. V) et Pascal (chap. VI-VII). En mettant ainsi en perspective les caractéristiques de ces grands penseurs, qui méditent sur la vérité et Dieu chacun à sa façon, l’A. nous invite à prendre au sérieux la métaphysique cartésienne, dans la mesure où elle cherche une garantie divine pour la vérité tout en en restant à l’ordre philosophique, et sans s’élever à l’ordre religieux comme le fait Pascal. On est donc impatient de savoir comment se développera concrètement cette opération philosophique qui s’amorce ici, nommée À la recherche du Dieu perdu (p.6). Les lecteurs japonais tireront, par ailleurs, un grand profit de la première version japonaise des deux textes, situés en appendice, que l’A. a pris la peine de traduire et d’annoter soigneusement : (I) la Lettre de M. Descartes à M. Clerselier, servant de réponse à un recueil des principales instances faites par Monsieur Gassendi contre les précédentes Réponses, 12 janvier 1646 (AT IX-1, 202-217) et (II) un extrait concernant la nature des idées de la Recherche de la vérité de Malebranche (III, II,1-7).
Kiiko Hiramatsu-Hiromitsu