Cette œuvre n’est pas une simple interprétation des Méditations, mais une tentative de renaissance de la philosophie de Descartes. L’auteur saisit la métaphysique des Méditations comme suit : d’abord, le moi est découvert comme l’être incomparable, puis, l’ontologie générale est construite au-delà et au-dessus de ce moi, et enfin, les mathématiques, la physique et l’éthique sont fondées sur cette ontologie. Dans cette perspective, les pensées dans les Méditations sont réécrites avec les mots et les pensées propres à l’auteur, c’est-à-dire, par une personne qui vit dans une culture très différente de celle de l’Europe du XVIIe siècle. Par exemple, l’auteur utilise le terme « l’autrui absolu » pour signifier « Dieu » dans l’oeuvre de Descartes. Ce remplacement (qui est, en même temps, interprétation d’un concept) est important pour les lecteurs japonais pour lesquels le concept philosophique de Dieu n’a pas assez de réalité pour méditer avec Descartes (« mecum meditari », AT VII, p. 9). L’intention de l’auteur est de donner une nouvelle vie à la philosophie de Descartes, ou plutôt, à la méthode et à l’attitude de méditation chez Descartes et d’offrir un fondement du savoir pour les personnes qui cherchent la vérité dans les circonstances actuelles.

Toshihiko Takenaka