La première partie de ce volume rassemble trois écrits hobbesiens de l’A., dont deux que nous avons eu l’occasion d’évoquer (voir Bulletin Hobbes, XIII, 6.2.7 et 6.2.8, p. 38-39). L’essai inédit (“Thomas Hobbes: le metafore del ‘sacro’ e la saga del ‘ius in omnia’”, p. 56-84) part de l’idée selon laquelle l’alternative - déjà déséquilibrée par elle-même - république d’institution/république d’acquisition a rejeté dans l’ombre un troisième modèle de pouvoir explicitement reconnu et exploré par Hobbes: la famille patriarcale du monde archaïque. Le philosophe anglais, soutient de Aloysio de manière confuse, a assimilé arbitrairement la famille archaïque à l’état de nature et a passé sous silence ou évalué unilatéralement le rôle primordial joué dans l’Antiquité par les croyances religieuses de chaque peuple, par le “sacre” comme facteur originaire de cohésion sociale. L’A. suggère de considérer les lois de nature hobbesiennes précisément comme “ métaphore du “sacre” ” (p. 83) et attribue à la théorie de l’origine contractuelle (plutôt que familiale) de l’Etat une fonction instrumentale visant à justifier l’absoluité du pouvoir (cette prérogative lui apparaissant, au reste, contredite par le contenu même de ce pacte biblique que Hobbes cherche à utiliser à l’appui de ses thèses).

Andrea Napoli, traduit par Frank Lessay