L’ouvrage ambitionne de mettre en évidence le rôle joué par les doctrines du droit naturel moderne dans la reconstruction d’un ordre social sécularisé à une époque où les conflits religieux et politiques se révélaient particulièrement aigus. Il offre de multiples points de vue sur cette tradition, notamment sur Grotius, Locke et Cumberland, mais aussi sur des auteurs moins lus, tels qu’Althusius, Pufendorf, Thomasius, Barbeyrac et Burlamaqui. Le livre comprend plusieurs références à Hobbes et trois articles lui sont explicitement consacrés : l’article de Conal Condren, « Natura Naturans : Natural Law and the Sovereign in the writings of Thomas Hobbes » (II, Ch. 4) ; celui de Dieter Hüning, « From the Virtue of Justice to the Concept of Legal Order : The Significance of the suum cuique tribuere in Hobbes’ political philosophy » (III, Ch. 9) ; et enfin, celui de Kari Saastamoinen, « Hobbes and Pufendorf on Natural Equality and Civil Sovereignty » (V, Ch.12).