Stanlick revient sur la figure de l’individu hobbesien présenté comme un être égoïste et utilitariste. Elle soutient que Hobbes ne dépeint pas les individus comme des êtres rivés à leur seul intérêt personnel, ni ne présente l’amitié entre les hommes comme reposant sur de simples fondements utilitaristes. En s’appuyant sur les textes de Hobbes ainsi que sur la notion de « sage égoïste » (« the wise egoist ») développée par Jean Hampton, Stanlick affirme que Hobbes conçoit bien plutôt l’amitié comme une question de plaisir pris à partager la compagnie d’autrui et suggère que, pour le philosophe anglais, cette valeur et ce plaisir trouvé dans la compagnie des autres sont des facteurs déterminants dans la création du lien social.
Samantha Frost (traduit par D. Thivet)