L’A. établit une analogie entre le pessimisme anthropologique de Hobbes et celui de Schmitt, dans la mesure où il constitue pour les deux philosophes le fondement de leurs théories de l’Etat respectives. Cependant, Micieli souligne la différence notoire existant entre les deux auteurs : « Alors que pour Hobbes, l’Etat met un terme à la guerre de tous contre tous de l’état de nature, Schmitt fait de la guerre une menace permanente pour l’autorité de l’Etat » (p. 112). « Le discours de Hobbes est en son fond un refus de la guerre et en cela il se différencie de manière notoire de Schmitt » note en effet l’A. (p. 116). Pour Schmitt, « un monde dans lequel la possibilité de la guerre serait éradiquée serait contraire à l’essence même de la vie, un lieu obscur dépourvu d’antithèses ‘significatives’ et ‘intéressantes’ »… (p. 117).
María Lukac de Stier (traduit par D. Thivet)