L’A. présente la concordance philosophique entre Hobbes et Kant autour des concepts de résistance au pouvoir politique et de révolution. Bien que chacun d’eux parte de principes distincts, les notions de droit et d’État aboutissent chez Kant à deux conclusions opposées : la négation du droit de résistance et, cependant, la reconnaissance des États qui surgissent du fait révolutionnaire. Kant nie le droit de résistance parce que le pouvoir souverain doit être selon lui pouvoir inconditionnel afin de réaliser ce pour quoi il a été créé. En cela, il rejoint Hobbes. À propos des processus révolutionnaires, Kant insiste sur le fait qu’on doit obéir aux lois qui expriment l’État : mais il soutient que cela vaut également pour les lois édictées par une révolution et sa nouvelle constitution.

Josep Monserrat Molas (traduit par D. Thivet)