Cet ouvrage se compose de deux grands ensembles : une bibliographie des publications de ou sur Hobbes en langue italienne entre 1981 et 2000 (170 pages) ; les recensions consacrées par l’A. à ce domaine entre 1988 et 2000 (156 pages). Chacune des deux parties est précédée d’une courte présentation. L’ouvrage comporte en son milieu trois annexes : un recensement chronologique des comptes rendus en langue italienne de travaux étrangers relatifs à Hobbes publiés en français, en anglais et en allemand, pour l’essentiel, pendant la période 1980-2000 ; un index des auteurs et recenseurs italiens présents dans la bibliographie ; un index des auteurs et recenseurs étrangers également présents dans la bibliographie.
La bibliographie prend la suite de celle de Domenico Felice, publiée dans la Rivista di filosofia en 1982, qui couvrait la période 1880-1981. Elle est organisée chronologiquement. Chaque année comprend, lorsque la production considérée le justifie, quatre rubriques : les textes de Hobbes traduits en italien (intégralement ou partiellement) ; les ouvrages collectifs consacrés entièrement au philosophe ; les études critiques (articles ou chapitres d’ouvrages) ; les publications (scientifiques ou non) concernant Hobbes d’une manière ou d’une autre. Ont été exclus les manuels scolaires et les travaux universitaires non publiés. Le critère de sélection a été la nationalité : n’ont été retenus que les travaux d’auteurs italiens, à l’exclusion, donc, de ceux dus à la plume d’auteurs étrangers bien que publiés en langue italienne.
Les recensions de l’A., exactement au nombre de 100, ont été publiées, pour la plus grande partie, dans le Bulletin Hobbes. Elles sont données ici dans leur version originale, sans tenir compte des modifications qui ont pu occasionnellement accompagner leur publication en français. Le nom des traducteurs n’est d’ailleurs pas indiqué. La présentation suit l’ordre alphabétique des auteurs des travaux recensés. L’A. rappelle, en avant-propos, les principes qui ont guidé sa lecture et inspiré ses jugements : la conviction de la cohérence de l’œuvre de Hobbes ; l’idée de l’autonomie du discours politique ; l’importance déterminante assignée aux fondements anthropologiques de ce discours et, dans cette perspective, au paradigme mécaniste ; l’attachement à une double approche analytique et contextuelle.
Cet ouvrage constitue à l’évidence un précieux instrument de travail. Il offre bien des informations utiles. Il témoigne de l’intérêt soutenu que la recherche italienne porte de longue date à Hobbes, en même temps qu’il offre un tableau large et précis des orientations diverses de cette recherche.
Franck Lessay