L’ouvrage d’Auinger propose un commentaire d’une partie de la section « Savoir absolu » de la Phénoménologie de l’esprit, particulièrement des onze premiers paragraphes. Dans la constitution spéculative du savoir absolu sont intégrées les figures de la conscience morale et de la belle âme, ainsi que le moment de la religion. Ce commentaire ne propose pas d’explications plus approfondies que celles présentées dans l’ouvrage de P.-J. Labarrière, Structures et mouvement dialectique dans la Phénoménologie de l’esprit de Hegel (1968). Par ailleurs, on peut y déceler un certain nombre de contresens et de malentendus, comme l’identification de la particularité avec la double détermination du concept (p. 22) ou la situation de la phrénologie dans le moment de l’esprit (p. 26). De surcroît, on ne trouve nulle prise en compte des progrès méthodologiques et spéculatifs qui caractérisent cette œuvre, ni des problèmes inhérents à cette évolution. Cela induit l’auteur à considérer illégitimement cette première partie comme le tout du savoir absolu.

Lu de Vos