Dans ce recueil, le concept de la Naturphilosophie hégélienne se trouve thématisé, critiqué et questionné quant à sa possible actualité à partir de différents points de vue. Significatifs sont, en particulier, les rapports et les interactions spécifiques entre science de la nature et philosophie, l’accent étant mis, d’une part, sur leur originalité, d’autre part, sur leur insociable « situation de besoin réciproque » (p. 27, R. Washner). Les références les plus diverses permettent de préciser la façon dont Hegel a reçu la science naturelle de son temps et, au-delà, de tenter d’expliquer quel est le rapport entre une telle réception et la compréhension philosophique de la nature par Hegel ainsi que son système dans sa globalité. Des thèmes jusqu’à présent peu abordés dans la littérature hégélienne font l’objet d’analyses précises : ainsi, par exemple, ce qu’on a appelé la mécanique de la chaleur (Th. Posch) ou le problème du passage de la nature à l’esprit (G. Marmasse). Les autres contributions traitent de l’extériorisation de l’Idée logique comme nature (H.-D. Klein), de la conception hégélienne du temps (U. Richli), du thème « mécanisme et organisme » (R. Washner) et de l’évolution conceptuelle de la Naturphilosophie hégélienne (F. Grimmlinger). De surcroît, la documentation mobilisée par ces discussions constitue un mérite supplémentaire de cette publication remarquable.

Thomas Auinger, traduit par Olivier Tinland