Gwendoline Jarczyk achève sa tétralogie consacrée au négatif par cette analyse de la réflexion qui est « l’épure » ou le « paradigme organisateur » du « procès logique » (p. 22). Elle en mesure la particularité attributive permettant à chaque instance logique d’être vraiment soi par son autre, la vérité qui est la sienne devant, en régime réflexif, être considérée comme retour à soi qui l’approfondit et supprime en même temps sa qualité immédiate. Tel est évidemment, de façon privilégiée, le propre de la dialectique de l’essence, à laquelle on sait que G. Jarczyk et P.-J. Labarrière concèdent un privilège, du fait que la réflexion y est thématisée. Mais Gwendoline Jarczyk montre ici son caractère opératoire, non seulement dans la sphère logique mais encore dans les « sciences concrètes », grâce auxquelles celle-ci est vraiment soi dans l’achèvement par lequel en même temps elle se déprend de soi, l’ultime retour cons-titutif, qui en illustre la dynamique négative, étant celui de la philosophie de l’esprit – à laquelle l’auteur consacre un excellent chapitre (II, 2) – où le Concept trouve sa pleine réalisation. Par là on mesure la vraie portée conceptuelle de cette réflexion qui outrepasse son ancrage essentiel.

Jean-Marie Lardic (Université de Grenoble II)