En dépit d’un manque de cohérence éditoriale fâcheux – l’unité affichée dans l’intitulé n’est, comme souvent, que de façade – les trois dernières livraisons du Hegel-Jahrbuch constituent néanmoins un bon moyen d’appréhender la grande diversité du commentaire hégélianisant à l’échelle mondiale. S’il semble tout à fait opportun d’offrir une tribune régulière à une telle variété herméneutique, on serait cependant en droit d’attendre davantage de rigueur thématique de la part des éditeurs du Jahrbuch. Face à l’impossibilité de rendre compte des très nombreuses contributions rassemblées dans ces volumes, nous nous contenterons de signaler celles qui nous semblent particulièrement susceptibles de retenir l’attention : Andreas Arndt, « Die Dialektik der Reflexion » ; Christophe Bouton, « Die Auslegung des Christentums in der Hegelschen Geschichtsphilosophie » ; Rüdiger Bubner, « Die « Kunstreligion » als politisches Projekt der moderne » ; Franck Fischbach, « La religion, la philosophie et les âges de l’esprit » ; Stephen Houlgate, « Glauben und Wissen : Hegels immanente Kritik der Kantischen Philosophie oder die (illegitime) « Ahnung eines Besseren » ? » ; Walter Jaeschke, « Der Zauber der Entzauberung » ; Jean-Marie Vaysse, « Foi et religion chez Hegel ».
Olivier Tinland (Université Harvard)