En déroulant l’œuvre théologique hégélienne et en s’arrêtant surtout sur la Phénoménologie de l’Esprit et sur les Leçons sur la Philosophie de la Religion, l’auteur trace un parcours qui croise la réflexion théologique de Karl Barth. L’étude révèle la convergence de la pensée hégélienne de l’histoire, selon laquelle la finitude, dans la profondeur de sa vérité, rencontre l’Absolu, avec la proposition barthienne de la domination de Dieu sur l’histoire, c’est-à-dire du droit du Fini d’exister grâce à l’amour et à la « libéralité » de l’Absolu. Chez les deux auteurs, remarque Zini, le Fini et le Mal font partie de la dialectique qui est propre de l’Absolu. C’est exactement à partir de cette considération qu’on peut comprendre dans quelle mesure aussi bien la pensée hégélienne que la pensée barthienne révèlent un affaiblissement du scandale de la croix (du Mal et de l’histoire même) et aussi la perte des caractéristiques évangéliques essentielles que le symbole de la croix comporte.

Paolo Livieri (Université de Padoue)

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