Cette nouvelle édition italienne de la Phénoménologie de l’esprit, éditée par Gianluca Garelli, améliore en plusieurs points les traductions dont les spécialistes de Hegel ont fait usage jusqu’alors, en particulier celle de De Negri (1933-36 et 1960). Dans la Nota al testo (XXXIX-XLIX) l’éditeur explique ses principaux choix lexicaux et fait référence aux principales traductions du même texte. Dans son ample Introduzione (IX-XXXVIII), l’éditeur propose une ébauche des questions liées à la genèse de l’œuvre et à son héritage philosophique : pour Garelli, le terrain sur lequel se développe cette œuvre d’Hegel est l’expression d’une instabilité et d’une inquiétude (Unruhe) qui caractérisent non seulement le début de l’itinéraire phénoménologique et sa dialectique immanente, mais aussi son résultat, le savoir absolu, qui n’exprime pas un « point de vue pur et atemporel, toujours égal à lui-même et valable » mais, surtout, la conscience spéculative de sa propre finitude historique.
Paolo Giuspoli (Université de Vérone)
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