Après la version de 1812, cette traduction de L’Être de 1832 complète l’ensemble des textes de la Science de la logique en français. Les traducteurs restent fidèles à leur option de rigueur terminologique. Les conventions utilisées pour les précédents volumes et pour l’édition française de la Phénoménologie de l’Esprit sont reprises. On regrette parfois une certaine littéralité ou la fidélité à une traduction malgré un contexte différent (p. 131 : « puissance affective » pour Gemüt). Mais l’ensemble est d’une belle venue, et les appendices sont copieux. Comme le texte de cette dernière édition de L’Être reprend en partie celui de la première, notons l’amélioration apportée à la traduction des passages communs. Parmi les multiples ajouts et variantes de la version de 1832, se trouvent notamment le chapitre sur l’être-là et les nouveaux développements sur l’infinité numérique. De nouveaux commentaires sont fournis en note à propos des ajouts. On se réjouira de lire la belle préface, l’un des tout derniers textes écrits par Hegel, où celui-ci détermine l’acte logique comme l’effectivité de l’esprit en tant que savoir de soi.

Jean-Marie Lardic (Université de Nantes)

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