Le quatrième numéro de la revue Post-filosofie, consacré au bicentenaire de la publication de la Phénoménologie de l’esprit, inclut un ensemble de contributions centrées sur la notion de reconnaissance comme clé de lecture. Les trois premiers articles, de Christian Iber, Emmanuel Renault et Roberto Finelli, examinent, chacun selon son point de vue spécifique, les différentes strates de signification de cette notion dans la pensée hégélienne, en particulier dans le parcours phénoménologique. L’article de Caterina de Bortoni est un examen du rôle du langage dans le premier cours de philosophie de l’esprit de 1803/04, et dans le sixième chapitre de la Phénoménologie. Walter Jaeschke se focalise sur la notion de savoir absolu, en en soulignant les caractéristiques fondamentales et la définition, liée au concept de liberté. La contribution de Francesco Toto compare le concept hégélien de reconnaissance et celui de Rousseau. Les articles de Antonio Carnevale et Paola di Cori offrent une reconstruction du débat récent sur Hegel dans le monde anglophone : l’un, en parlant du grand intérêt que suscite la Phénoménologie chez des auteurs américains comme Sellars, Rorty, Brandom, McDowell, Wood, Pippin, Williams, ainsi que dans la pensée féministe ; l’autre, en relation aux études hégéliennes développées dans des milieux qui ne sont pas spécifiquement philosophiques (critique littéraire, études de genre, etc.), et au-delà des zones géographiques dans lesquelles l’intérêt pour la pensée hégélienne était restée traditionnellement confiné. L’ensemble s’achève par une contribution de Rossella Bonito Oliva, qui tente de penser la liberté par-delà l’opposition entre liberté positive et liberté négative, et en lien avec les défis du monde moderne.
Michela Bordignon (Università degli Studi di Padova)
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