Auteur : Élodie Cassan

DOBRE, Mihnea & NYDEN, Tammy, Cartesian empiricisms, Dordrecht, Springer, 2013, 333 p.

La distinction historiographique classique entre rationalisme et empirisme, qui ramène D. à un métaphysicien rationaliste faisant fi de l’expérience, ne permet pas de comprendre comment il put y avoir des philosophes cartésiens empiristes comme Desgabets, Régis ou Du Roure. L’étude de la résistance des textes de ces « empiristes cartésiens » à toute interprétation conduite au prisme de cette opposition conceptuelle est l’objet du présent ouvrage. Les douze chapitres qu’il contient sont la version finale d’un travail collectif sur la pratique expérimentale chez les cartésiens qui a occupé les deux directeurs du volume, en collaboration avec les neuf autres contributeurs, d’abord dans le cadre du Bucharest-Princeton Seminar in Early Modern Philosophy, en 2009, puis dans des symposiums qui se sont tenus dans le colloque d’HOPOS (History of Philosophy of Science) de 2010, ceux de la ESHS (European Society for the History of Science) de 2010 et 2012, celui de l’ISIH (International Society for Intellectual History) de 2011. Le point de départ de l’ensemble de ces travaux est le constat que l’inscription de la philosophie cartésienne dans une histoire de la philosophie et de la science modernes conçue comme un terrain d’affrontement entre deux écoles de pensée dont seule la seconde fonderait ses théories sur des données d’observation, a produit une compréhension inexacte de ses objets et de la portée de sa réception. […]

Élodie CASSAN

Retrouver ce compte rendu et l’ensemble du Bulletin cartésien XLVI chez notre partenaire Cairn

Pour citer cet article : Élodie CASSAN, « DOBRE, Mihnea & NYDEN, Tammy, Cartesian empiricisms, Dordrecht, Springer, 2013, 333 p. » in Bulletin cartésien XLVI, Archives de Philosophie, tome 80/1, Janvier-mars 2017, p. 147-224.

Du même auteur :