Auteur : François Duchesneau

LEIBNIZ, Gottfried Wilhelm, Sämtliche Schriften und Briefe, herausgegeben von der Berlin-Brandenburgischen Akademie der Wissenschaften und der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen. Achte Reihe : Naturwissenschaftliche, medizinische und technische Schriften, Zweiter Band, 1668–1676. Bearbeiten von Hartmut Hecht, Eberhard Knobloch, Paolo Rubini, Harald Siebert, Sebastian W. Stork, unter mit- und zuarbeit von Vladimir Kirsanov, Achim Trunk. Berlin/Boston, De Gruyter, Akademie Forschung, 2016. xlvii + 833 p.

Ce volume de l’édition académique, consacré aux œuvres de sciences naturelles, de médecine et de technique, comprend l’édition d’un grand nombre d’inédits – 85 textes sur un total de 99. Ces inédits avaient totalement échappé aux éditions antérieures d’œuvres leibniziennes, orientées vers d’autres thématiques. Et même aucun des textes rassemblés, inédits ou non, n’avait fait l’objet de publication du vivant de Leibniz. Comme le volume précédent de cette série, les œuvres ici colligées évoquent une intense période d’activités scientifiques correspondant en grande partie au séjour de Leibniz à Paris. La physique et plus particulièrement la mécanique figurent en tête de liste des domaines abordés, mais on découvrira, à la lumière de cette publication, l’ampleur des intérêts de Leibniz, tôt manifestés, pour les sciences de la vie : anatomie, botanique et médecine.
En ce qui concerne les sciences de la nature, Leibniz analyse des problèmes de mécanique liés au mouvement, à la percussion, à la résistance et à la mesure des forces. Il a accumulé les notes de lecture et les remarques susceptibles de donner lieu à de nouvelles formulations des principes figurant au cœur de la physique. On connaissait le De arcanis motus et mechanica ad puram geometriam reducenda (texte 12, février-septembre 1676), mais une lecture minutieuse de l’ensemble des pièces sera susceptible d’éclairer d’un jour nouveau les prémisses de la mécanique réformée, celle qui s’énoncera dans le De corporum concursu de janvier-février 1678, dont le manuscrit a été naguère reconstitué par Michel Fichant (La Réforme de la dynamique, Paris, Vrin, 1994) et dont l’édition critique est prévue dans le volume 3 en préparation de cette même série VIII. J’ai été pour ma part frappé par l’importance que Leibniz accorde aux machines, en particulier à celles qui opèrent par des oscillations pendulaires (voir notamment les textes 16, 17 et 28). Certains autres textes suggèrent une remise en cause de la stricte réduction de la mécanique aux principes de la géométrie (voir par exemple les textes 10 et 11). D’autres enfin (tel le texte 27) s’intéressent aux règles sous-tendant l’exercice de mouvements non contraints – ce type de mouvements qui, au tournant de la décennie 1690, feront l’objet de considérations menant aux théorèmes de la dynamique proprement dite. […]

François DUCHESNEAU

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Pour citer cet article : François DUCHESNEAU, « LEIBNIZ, Gottfried Wilhelm, Sämtliche Schriften und Briefe, herausgegeben von der Berlin-Brandenburgischen Akademie der Wissenschaften und der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen. Achte Reihe : Naturwissenschaftliche, medizinische und technische Schriften, Zweiter Band, 1668–1676. Bearbeiten von Hartmut Hecht, Eberhard Knobloch, Paolo Rubini, Harald Siebert, Sebastian W. Stork, unter mit- und zuarbeit von Vladimir Kirsanov, Achim Trunk. Berlin/Boston, De Gruyter, Akademie Forschung, 2016 » in Bulletin leibnizien III, Archives de Philosophie, tome 80/3, avril-juin 2017, p. 561-623.

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