Auteur : Sabina Tortorella

Luca CORTI, Pensare l’esperienza. Una lettura dell’Antropologia di Hegel, Bologna, Edizioni Pendragon, 2016, 188 p.

L’ouvrage vise à repérer les enjeux cognitifs de l’expérience telle qu’elle est étudiée dans l’Anthropologie, et à questionner cette partie du système (une source encore insuffisamment exploitée) pour mettre à l’épreuve la thèse d’un Hegel conceptualiste. Le premier chapitre passe en revue les conceptions de Sellars, McDowell et Brandom, afin de présenter la querelle entre conceptualistes et non-conceptualistes dans l’interprétation du rapport entre réceptivité et spontanéité dans le kantisme. Comme le montre L. Corti, Hegel, selon les auteurs en question, pousserait à l’extrême la thèse kantienne, en voyant la perception comme entièrement conceptuelle. Mais il y a des positionnements variés au sein même de cette lecture. Tandis que McDowell défend un modèle unitaire du sujet épistémique, Brandom se fait le champion d’un sujet dichotomique, capable à la fois de sentience et de sapience, et met en cause le même terme d’expérience. Sellars, en revanche, admet une réceptivité pure, quoiqu’aveugle d’un point de vue cognitif. […]

Sabina TORTORELLA (Université Paris II Panthéon-Assas)

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Pour citer cet article : Sabina TORTORELLA, « Luca CORTI, Pensare l’esperienza. Una lettura dell’Antropologia di Hegel, Bologna, Edizioni Pendragon, 2016 » in Bulletin de littérature hégélienne XXVII, Archives de Philosophie, tome 80/4, Octobre-décembre 2017, p. 773-802.