Résumé :
Être et temps dote de moyens de penser supposés nous libérer d’une voie sans issue : du rapport kantien au monde et de ce qu’Heidegger considère comme une erreur métaphysique générale. Sein und Zeit sera pourtant interrompu avant son achèvement et, rétrospectivement, Heidegger mettra certains de ses paramètres en question. Comme si Heidegger aussi ne s’était pas donné les moyens nécessaires à son projet, au moment voulu, et que, suggérerons-nous, pris dans son propre combat avec le christianisme, il avait répété et déplacé, à son insu, en 1927, ce dont il voulait se séparer, engageant par là une impasse et un tournant, la richesse d’un combat et d’un débat.
Abstract :
Being and Time grants ways of thinking supposed to liberate us from a dead end : from the Kantian relation to the world and from what Heidegger considered to be a general metaphysical error. Sein und Zeit was nonetheless left unfinished and retrospectively Heidegger will question some of its parameters. It is as if Heidegger had not given himself the means necessary for his project, at the required moment, and that, we would like to suggest, caught up in his own struggle with christianity, he had repeated and displaced, without knowing it, in 1927, that from which he wanted to separate himself. In so doing, he came upon an impasse and a turning point, and upon the richness of a struggle and a debate.